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Conseils Pratiques

Médical

Le traitement et vous

Le traitement que vous allez recevoir peut provoquer des effets secondaires et quelques règles simples peuvent vous aider à supporter les plus fréquents.

La bouche sèche

Due à une diminution de la sécrétion salivaire Vous pouvez en atténuer les effets en suçant des bonbons sans sucre ou en mâchant des chewing-gums sans sucre. Il est de plus conseillé de boire fréquemment de petites quantités d’eau afin de garder une humidification de la bouche.

La constipation

En cas d’absence de selles au-delà de 3 jours consécutifs, signalez-la au médecin lors de la visite. Vous pouvez éviter cet effet secondaire en buvant environ un litre et demi d’eau par jour et en vous organisant des périodes de marche dans l’établissement ou dans le parc (par exemple : 20 minutes le matin et 20 minutes l’après-midi).

L’hypotension orthostatique

Baisse de tension lors du passage à la position debout. Cet effet peut favoriser les chutes. Il se manifeste par des vertiges, des impressions de « mouche volante » ou de vue qui se trouble et survient lors du changement brutal de position, imposant de se lever en deux temps, en s’asseyant d’abord sur le bord du lit. Pensez-y aussi la nuit lors de déplacement impérieux. Il est également conseillé d’éviter de garder la position debout immobile.

Si vous avez une insuffisance veineuse et que vous avez des collants ou bas de contention, ne pas oublier de les mettre. L’hydratation et un minimum d’activité physique lorsque cela est possible sont également favorables à la prévention de ces hypotensions.

Votre tension est contrôlée quotidiennement. Si des symptômes évoquant l’hypotension orthostatique se produisent, signalez-le au psychiatre.

Baisse de la vigilance

Difficulté à se concentrer durablement. Évitez toutes actions qui, en l’absence de concentration soutenue et durable, entraîneraient un risque pour vous ou votre entourage.

La prise de poids

La gestion du poids est avant tout dépendante du régime alimentaire. Pour éviter les risques de prise de poids favorisés par certains médicaments, il faut suivre des règles hygiéno-diététiques simples. Il est fondamental d’éviter les grignotages entre les repas, de se resservir à table, mais aussi ne pas sauter de repas, ne pas manger trop vite… Supprimez les boissons sucrées en cours de journée, dont l’apport calorique est très important, et veillez à avoir une dépense physique suffisante (quelques tours quotidiens du parc par exemple).

Alimentaire

Une bonne hygiène alimentaire c’est :

  • Assurer un apport alimentaire satisfaisant aux besoins de son corps.
  • Assurer l’entretien du corps physique et psychique.
  • Assurer un équilibre du poids corporel et éviter toute surcharge ou déficit pondéral (poids).

Des règles simples et incontournables

Ne pas sauter de repas. Il est important de faire des repas complets, de boire 1,5 litre d’eau par jour (à augmenter en fonction de la température et de l’activité physique). Il est nécessaire de ne pas supprimer de groupes d’aliments de votre alimentation.
La pyramide alimentaire nous aide à visualiser la part que chaque famille d’aliments doit représenter dans les apports d’une journée.

Le petit-déjeuner

Ce repas doit permettre de refaire les réserves en énergie suite à la nuit. Le fait de prendre un petit-déjeuner contenant un laitage, un produit céréalier, un fruit, un peu de matière grasse et une boisson, couvre l’ensemble des besoins.

  • 1 bol de thé ou café avec 1 pierre de sucre (10 g) ou 1 cuillère à soupe de confiture,
  • 2 tranches de pain de 2,5 cm d’épaisseur,
  • 5 gr de beurre,
  • Un fruit,
  • Un bol de lait (200 ml) ou un yaourt.

Les personnes qui ne prennent pas de petit-déjeuner ont tendance à manger davantage le reste de la journée, en privilégiant des aliments à haute valeur énergétique. Ces sujets sont également plus exposés à la fatigue, aux troubles de la concentration, à l’irritabilité et à la prise de poids… Le petit-déjeuner peut se prendre dès le réveil ou décalé d’1/2 heure à 1 heure après.

Le Déjeuner

Ce repas doit être complet et contenir :

  • 1 entrée avec de préférence des crudités,
  • 1 portion de viande, poisson ou œuf,
  • 1 portion d’accompagnement (légumes et/ou féculents en fonction du dîner),
  • 1 produit laitier,
  • 1 fruit frais,
  • un peu de matière grasse végétale (huile),
  • +/- 1 tartine de pain en fonction de la faim.

Le Dîner

Ce repas complète les apports du midi et à la même composition :

  • 1 entrée avec de préférence des crudités,
  • 1 ½ à 1 portion de viande, poisson ou œuf,
  • 1 portion d’accompagnement,
  • (légumes et/ou féculents en fonction du déjeuner),
  • 1 produit laitier,
  • 1 fruit frais,
  • Un peu de matière grasse végétale (huile),
  • +/- 1 tartine de pain en fonction de la faim.

Les féculents seront présents 1 seule fois au cours de la journée au niveau du plat principal soit le midi soit le soir ou ½ le midi + ½ le soir.

Droits du patient

Personne de confiance

Pendant votre séjour à la clinique La Brière, vous pouvez désigner, par écrit, une personne de votre entourage en qui vous avez toute confiance, pour vous accompagner tout au long des soins et des décisions à prendre. Cette personne, que l’établissement considérera comme votre « personne de confiance », sera consultée dans le cas où vous ne seriez pas en mesure d’exprimer votre volonté ou de recevoir l’information nécessaire à cette fin. Elle pourra en outre, si vous le souhaitez, assister aux entretiens médicaux afin de participer aux prises de décision vous concernant. Sachez que vous pouvez annuler votre désignation ou en modifier les termes à tout moment. Si vous souhaitez en savoir plus sur la personne de confiance, vous pouvez vous adresser au service des admissions.

Directives anticipées

Toute personne majeure peut, si elle le souhaite, rédiger des directives anticipées pour le cas où, en fin de vie, elle serait hors d’état d’exprimer sa volonté. Ces directives indiquent ses souhaits concernant les conditions de limitation ou d’arrêt de traitement. Elles seront consultées préalablement à la décision médicale et leur contenu prévaut sur tout autre avis non médical. Renouvelables tous les trois ans, elles peuvent être, dans l’intervalle, annulées ou modifiées, à tout moment. Si vous souhaitez que vos directives soient prises en compte, sachez les rendre accessibles au médecin qui vous prendra en charge au sein de l’établissement : confiez-les lui ou signaler leur existence et indiquer les coordonnées de la personne à laquelle vous les avez confiées.

Votre droit d’accès au dossier médical

(cf. articles L. 1111-7 et R. 1111-2 à R. 1111-9 du code de la santé publique)

Un dossier médical est constitué au sein de l’établissement. Il comporte toutes les informations de santé vous concernant. Il vous est possible d’accéder à ces informations, en en faisant la demande auprès de votre médecin ou de la direction (les informations recueillies auprès de tiers n’intervenant pas dans la prise en charge thérapeutique ou concernant de tels tiers ne sont pas communicables). Elles peuvent vous être communiquées soit directement, soit par l’intermédiaire d’un médecin que vous choisissez librement. Vous pouvez également consulter sur place votre dossier, avec ou sans accompagnement d’un médecin, selon votre choix. Les informations ainsi sollicitées ne peuvent être mises à votre disposition avant un délai minimum de quarante-huit heures après votre demande mais elles doivent vous être communiquées au plus tard dans les huit jours. Si toutefois les informations datent de plus de cinq ans, ce délai est porté à deux mois. Si vous choisissez de consulter le dossier sur place, cette consultation est gratuite. Si vous souhaitez obtenir copie de tout ou partie des éléments de votre dossier, les frais, limités au coût de reproduction (et d’envoi, si vous souhaitez un envoi à domicile) sont à votre charge.

Votre dossier médical est conservé pendant vingt ans à compter de la date de votre dernier séjour ou de votre dernière consultation externe.

La secrétaire médicale est à votre disposition pour tout complément d’information.

Sauf opposition de votre part, certains renseignements vous concernant, recueillis au cours de votre hospitalisation, pourront faire l’objet d’un traitement automatisé dans les conditions fixées par la loi n° 78-17 du 6 janvier 1978 modifiée relative à l’informatique, aux fichiers et aux libertés ;

Ces données sont transmises au médecin responsable de l’information médicale de l’établissement par l’intermédiaire du praticien ayant constitué votre dossier et sont protégées par le secret médical.

Vous pouvez exercer votre droit d’accès et de rectification sur ces données. Il convient de vous adresser pour cela auprès du médecin responsable de l’information médicale dans l’établissement, directement ou par l’intermédiaire d’un médecin.

Vous pouvez également vous opposer à l’enregistrement de certaines données pour des raisons légitimes, à moins que cet enregistrement soit prévu légalement.

Commission des Usagers (CDU)

La CDU permet de faire le lien entre l’établissement et les usagers. Elle joue un rôle essentiel dans la mise en œuvre des mesures contribuant à améliorer votre accueil et celui de vos proches ainsi que votre prise en charge. Elle doit en outre veiller au respect de vos droits. Dans le cadre de ces missions, elle peut être amenée à examiner vos plaintes ou réclamations suivant les différentes étapes de l’instruction d’une plainte ou réclamation.

La CDU est informée des évènements indésirables graves, de leur analyse et des mesures correctrices mises en œuvre. Elle veille à la garantie de l’anonymat des usagers et des professionnels. Elle recueille les observations des associations de bénévoles intervenant au sein de l’établissement de santé et peut proposer un projet des usagers.

De plus, elle doit recommander à l’établissement l’adoption de mesures afin d’améliorer l’accueil et la prise en charge des personnes hospitalisées et de leurs proches. Pour établir ces recommandations, la CDU s’appuie, en particulier, sur toutes vos plaintes, réclamations, éloges, remarques ou propositions : c’est pourquoi, il est très important, que vous soyez satisfait ou non, de nous en faire part.

La CDU est composée du directeur de l’établissement (ou de son représentant), de deux représentants des usagers, du médiateur médecin et du médiateur non médecin. Le Président et Vice-Président de la CDU sont élus pour un mandat de 3 ans et renouvelable 2 fois et peuvent être soit le Directeur ou son représentant, soit un Représentant des usagers, soit un Médiateur. Le vice-président est issu d’une autre de ces catégories de membres que celle du président.

Si vous n’êtes pas satisfait de votre prise en charge, nous vous invitons à vous adresser directement au responsable concerné ou à saisir un Médiateur médecin ou non médecin, membres de la CDU. Le responsable ou le (ou les) médiateur(s) vous recevront, vous et votre famille éventuellement, pour examiner les difficultés que vous rencontrez. Lors de la médiation, vous pouvez vous faire accompagner par un Représentant des usagers de la CDU.

Vous pouvez aussi écrire au directeur qui veillera à ce que votre plainte ou réclamation soit instruite selon les modalités prescrites par le code de la santé publique (articles R1112-91 à R.1112-94 (1)). Cette personne fera le lien avec la CDU.

Vous pouvez également saisir la commission départementale des hospitalisations psychiatriques sur votre situation (composée d’un magistrat, de psychiatres, d’un médecin généraliste et de représentants d’associations de personnes malades et de familles de personnes atteintes de troubles mentaux).

Les mineurs et les personnes sous tutelle

Les informations concernant la santé des mineurs, des majeurs sous tutelle et les soins qu’ils doivent recevoir, sont délivrées à leurs représentants légaux. Cependant, le médecin doit informer les intéressés de manière adaptée et les faire participer dans la même mesure à la prise de décision les concernant.

Le médecin pourra passer outre les recommandations du tuteur en cas de risque de conséquences graves pour la santé de la personne protégée.

La charte du patient hospitalisé

1. Toute personne est libre de choisir l’établissement de santé qui la prendra en charge, dans la limite des possibilités de chaque établissement.

2. Les établissements de santé garantissent la qualité de l’accueil, des traitements et des soins. Ils sont attentifs au soulagement de la douleur et mettent tout en œuvre pour assurer à chacun une vie digne, avec une attention particulière à la fin de vie.

3. L’information donnée au patient doit être accessible et loyale. La personne hospitalisée participe aux choix thérapeutiques qui la concernent. Elle peut se faire assister par une personne de confiance qu’elle choisit librement.

4. Un acte médical ne peut être pratiqué qu’avec le consentement libre et éclairé du patient. Celui-ci a le droit de refuser tout traitement. Toute personne majeure peut exprimer ses souhaits quant à sa fin de vie dans des directives anticipées.

5. Un consentement spécifique est prévu, notamment, pour les personnes participant à une recherche biomédicale, pour le don et l’utilisation des éléments et produits du corps humain et pour les actes de dépistage.

6. Une personne à qui il est proposé de participer à une recherche biomédicale est informée, notamment, sur les bénéfices attendus et les risques prévisibles. Son accord est donné par écrit. Son refus n’aura pas de conséquence sur la qualité des soins qu’elle recevra.

7. La personne hospitalisée peut, sauf exceptions prévues par la loi, quitter à tout moment l’établissement après avoir été informée des risques éventuels auxquels elle s’expose.

8. La personne hospitalisée est traitée avec égards. Ses croyances sont respectées. Son intimité est préservée ainsi que sa tranquillité.

9. Le respect de la vie privée est garanti à toute personne ainsi que la confidentialité des informations personnelles, administratives, médicales et sociales qui la concernent.

10. La personne hospitalisée (ou ses représentants légaux) bénéficie d’un accès direct aux informations de santé la concernant. Sous certaines conditions, ses ayants droit en cas de décès bénéficient de ce même droit.

11. La personne hospitalisée peut exprimer des observations sur les soins et sur l’accueil qu’elle a reçus. Dans chaque établissement, une commission des relations avec les usagers et de la qualité de la prise en charge veille, notamment, au respect des droits des usagers. Toute personne dispose du droit d’être entendue par un responsable de l’établissement pour exprimer ses griefs et de demander réparation des préjudices qu’elle estimerait avoir subis, dans le cadre d’une procédure de règlement amiable des litiges et/ou devant les tribunaux.

L’intégralité de la charte, en plusieurs langues et en braille est accessible sur le site internet : www.sante.gouv.fr